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Export IFC vers Cadwork, SEMA, Dietrich's : du devis à la CN sans re-modéliser (2026)

Le maillon manquant entre le chiffrage et l'usinage : comment un configurateur qui exporte en IFC alimente votre chaîne CN (Cadwork, SEMA, Dietrich's) sans ressaisir la géométrie. Ce que l'IFC transporte, et ce qu'il vous laisse régler.

La double saisie que personne ne compte

Dans un atelier équipé d’un centre d’usinage, un ouvrage catalogue passe deux fois par la même géométrie. Une première fois pour le chiffrage : dimensions, sections, prix. Une seconde fois pour la fabrication : on rouvre Cadwork, SEMA ou Dietrich’s, et on re-modélise l’ouvrage pour sortir le fichier machine.

La même pergola, le même carport, saisis deux fois. Le temps perdu ne se voit pas sur un devis isolé — il se voit sur le volume, et surtout il génère des écarts : la version chiffrée et la version usinée ne sont pas toujours rigoureusement identiques.

Le goulot n’est pas le chiffrage, ni la CAO. C’est le pont qui manque entre les deux.

Chiffrage et usinage : deux mondes qui ne se parlent pas

Le chiffrage vit dans un outil (Excel, un configurateur, un ERP). La fabrication vit dans un logiciel de CAO/FAO bois relié à la machine. Entre les deux, la donnée ne circule pas : elle est retapée à la main.

Résultat, pour chaque ouvrage standard :

  • du temps de bureau d’études doublé, sur des ouvrages répétitifs qui ne le justifient pas ;
  • un risque d’erreur de transcription (une cote, une section, un débord oublié entre le devis et l’usinage) ;
  • une traçabilité floue : quelle version a été chiffrée, quelle version a été fabriquée ?

C’est précisément ce pont que l’IFC vient combler.

Ce que l’IFC transporte réellement

L’IFC (Industry Foundation Classes, norme ISO 16739) est un format ouvert d’échange pour la construction. Ce n’est pas une image ni un PDF : c’est un modèle structuré. Concrètement, l’IFC d’un ouvrage configuré transporte :

  • les pièces de l’ouvrage, une à une (poteaux, pannes, chevrons…) ;
  • leurs sections et longueurs réelles ;
  • leur géométrie et leur position dans l’espace (axes, orientation, assemblage d’ensemble) ;
  • les métadonnées (essence, repère, rôle de la pièce).

Autrement dit : l’ouvrage que votre client a chiffré devient un modèle 3D importable dans votre chaîne, pas une capture à re-dessiner.

La chaîne concrète : configuration → devis → IFC → machine

Sur un ouvrage catalogue (appenti monopente, carport bi-pente, auvent mural), le flux devient continu :

  1. Configuration. Le client — ou vous — paramètre l’ouvrage : dimensions, essence, couverture. Le moteur EC5 pré-dimensionne les sections en temps réel.
  2. Devis. Le prix tombe, marge intégrée, invisible côté client. Validation → devis ferme numéroté.
  3. Export IFC. L’ouvrage part en IFC, prêt à importer dans votre logiciel bois.
  4. Réglage des assemblages. Vous importez, et vous posez vos propres assemblages (tenons, mortaises, ferrures, usinages maison) dans votre CAO. La géométrie et les sections sont déjà là ; vous gardez la main sur votre savoir-faire d’atelier.
  5. Export machine. Vous sortez le fichier d’usinage depuis votre logiciel, comme d’habitude.

Le point clé : la re-modélisation disparaît. Vous ne repartez plus d’une feuille blanche à chaque ouvrage — vous partez d’un modèle déjà juste, et vous ne faites que ce qui relève de votre métier : les assemblages.

« L’IFC, ce n’est pas un format propriétaire ? »

Non, et c’est tout l’intérêt. L’IFC est un standard ouvert et normalisé (ISO 16739), lu par les principaux logiciels de charpente : Cadwork, SEMA, Dietrich’s, et les chaînes d’usinage associées. Vous n’êtes enfermé dans aucun écosystème.

Côté validation, soyons précis :

  • l’export est éprouvé en conditions réelles sur Cadwork : import en pièces, sections, axes et géométrie, jusqu’à l’export machine ;
  • l’intégration SEMA est en cours de validation chez des partenaires ;
  • pour les autres logiciels, l’IFC étant un standard, il s’importe — la finesse du transfert se vérifie au cas par cas, ce qu’on fait avec chaque nouvel atelier.

Aucun logiciel du marché ne revendique de « certification IFC » au sens strict : le standard s’applique et se vérifie sur le terrain. C’est exactement ce qu’on fait, atelier par atelier, sans survendre.

Ce que ça change à l’échelle d’un atelier

  • Le temps de re-modélisation par ouvrage est supprimé : vous ne saisissez plus la géométrie deux fois.
  • La cohérence est garantie : la pièce chiffrée est la pièce usinée, même modèle, même sections EC5.
  • Les erreurs de transcription disparaissent entre le devis et la production.
  • Le bureau d’études se recentre sur ce qui a de la valeur — les assemblages, les ouvrages complexes — au lieu de re-dessiner du catalogue.

Un moteur déjà en production

Derrière l’export tourne un moteur EC5 réel (NF EN 1995-1-1 + Annexe Nationale française), le même dimensionnement pour toute votre production. Il fonctionne aujourd’hui en conditions réelles sur un atelier d’aménagement extérieur (Renotech Moselle), et plusieurs ateliers l’utilisent déjà en bêta. Le moteur est identique quelle que soit la taille de la structure : ce qui est éprouvé sur un petit atelier l’est pour un fabricant en série.

FAQ

Quels logiciels lisent l’IFC de Sylvai ?

L’IFC est un standard ouvert, importable par les principaux logiciels bois — Cadwork, SEMA, Dietrich’s et les chaînes d’usinage associées. L’export est validé sur Cadwork ; l’intégration SEMA est en cours. Pour tout autre logiciel compatible IFC, l’import fonctionne et se vérifie ensemble sur vos premiers ouvrages.

La géométrie importée est-elle vraiment exploitable ?

Oui : l’IFC transporte les pièces individualisées, leurs sections, leurs longueurs et leur position dans l’ouvrage. Vous récupérez un modèle 3D structuré, pas une esquisse à reconstruire.

Faut-il refaire les assemblages à l’import ?

Oui, et c’est volontaire. Sylvai vous livre la géométrie et le pré-dimensionnement EC5 ; vous posez vos assemblages et vos usinages dans votre logiciel, selon votre savoir-faire d’atelier. Vous gardez le contrôle de la fabrication — Sylvai supprime la re-modélisation, pas votre métier.

Peut-on déployer le configurateur en marque blanche ?

Oui. À votre marque, sur votre URL, à vos prix. Vos clients configurent, vous récupérez un devis qualifié et l’IFC prêt pour votre chaîne. C’est le mode pensé pour les fabricants et les négoces.

Nos données restent-elles protégées ?

Oui. Devis, catalogue de prix et clients sont cloisonnés sur votre espace. La marge n’apparaît jamais côté client.


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